Témoignage
Claude Lelièvre

Un traitement sur mesure pour un quotidien parfaitement normal

Ex-Délégué général aux droits de l'enfant, Claude Lelièvre est actuellement âgé de 67 ans. Véritable passionné de sport, il a pratiqué le tennis, le foot, la course à pied ou encore le squash durant de longues années sans qu’apparaisse le moindre symptôme pouvant lui laisser imaginer qu’il présenterait un jour des troubles cardiaques. Suite à une crise pour le moins impressionnante survenue il y a deux ans à la fin d’un parcours de golf, il s’est avéré qu’il souffrait d’une fibrillation auriculaire. Grâce à un traitement sur mesure, il continue aujourd’hui à vivre normalement sans avoir renoncé à sa passion.

BeHRA : Comment avez-vous appris que vous souffriez de fibrillation auriculaire ?

Claude : « Tout a commencé il y a 2 ans à la fin d’un parcours de golf. Je me sentais particulièrement fatigué et las. Par chance, une infirmière comptait parmi les participants de la compétition. Elle a immédiatement appelé un médecin qui m’a ausculté et a observé des battements de cœur irréguliers de 200 pulsations par minute. J’ai immédiatement été transporté en urgence à l’hôpital, où ma tension et mon rythme cardiaque ont été soigneusement contrôlés. Les médecins ont appelé un cardiologue qui a alors posé le diagnostic de fibrillation auriculaire. Il m’a administré un médicament par intraveineuse afin de ralentir mon rythme cardiaque et m’a prescrit un choc électrique pour le lendemain en vue de le régulariser. Cependant, comme les symptômes avaient entretemps disparus, celui-ci s’est finalement révélé inutile. »

B : Aviez-vous déjà observé d’autres symptômes avant cet épisode impressionnant ?

C : « Pas le moindre ! J’ai pourtant toujours été un fervent amateur de sport, y consacrant une grande partie de mon temps libre. J’ai également participé à plusieurs reprises aux 20 km de Bruxelles et me suis toujours fait suivre par un cardiologue. J’étais donc à mille lieues d’imaginer que je pourrais un jour développer ce genre d’affection… Lors de cette première crise, je ne réalisais d’ailleurs absolument pas les risques auxquels j’étais exposé et pensais tout simplement qu’il s’agissait d’un coup de fatigue. »

B : Pouvez-vous nous en dire plus sur ce qu’il s’est passé après cette première crise ?

C : « Les fibrillations ont réapparu dans les semaines qui ont suivi et les médecins m’ont donc prescrit des médicaments visant à stabiliser mon rythme cardiaque. Quelques mois plus tard, nous avons finalement décidé de procéder à une intervention consistant à brûler un certain nombre de cellules nerveuses à l’origine de mes pulsations incontrôlées. Cette opération n’a malheureusement pas été un franc succès et les fibrillations ont continué à faire leur apparition de manière totalement arbitraire. »

B : Comment se déroule votre traitement ?

C : « À merveille ! Il ne se veut, pour ma part, pas trop lourd. Je continue à prendre des médicaments pour éviter que mon cœur ne s’emballe et mon médecin a progressivement réduit les doses afin de trouver la quantité qui me convienne. Parallèlement, je ne prends pas d’anticoagulants mais je reste par contre très vigilant et prends ma tension tous les matins. Avec le temps et grâce aux liens de confiance que j’ai développés avec mon cardiologue, j’ai appris à écouter mon corps et à décoder les signaux qu’il m’envoie. Je parviens aujourd’hui à anticiper mes crises, à rester calme lorsqu’elles surgissent ainsi qu’à m’accorder un peu de repos quand cela s’avère nécessaire. À chaque fois que je développe un épisode de fibrillation, je m’injecte alors un anticoagulant dans le ventre afin de réduire les risques d’AVC et de thromboses. J’ai repris le sport et pratique, entre autres, le golf 3 à 4 fois par semaine. Je suis parfaitement en mesure de réaliser des parcours de 18 trous à pied sans le moindre problème. »

B : Vos épisodes sont-ils toujours aussi fréquents à l’heure actuelle ?

C : « Non, ils se font de plus en plus rares. Comme j’ai fait deux arrêts cardiaques entretemps, mon cardiologue a décidé de m’implanter un pacemaker. Depuis lors, mon cœur a cessé de présenter des pauses de quelques secondes. En outre et à mon plus grand bonheur, mes épisodes de fibrillation apparaissent de moins en moins fréquemment. »

B : Quels conseils donneriez-vous aux personnes atteintes de fibrillation auriculaire ?

C : « Il est essentiel de se faire suivre médicalement, de respecter le traitement prescrit et de continuer à pratiquer des sports tels que la marche ou le vélo - tout en tenant compte de son âge et de sa condition physique. Il est, par contre, capital d’éviter tout effort lorsqu’il gèle ou qu’il fait trop chaud. Selon moi, le plus important consiste à connaître les symptômes afin de distinguer les crises lorsqu’elles se présentent et ainsi pouvoir adopter le comportement adéquat.»

B : Que pensez-vous de la Semaine du Rythme Cardiaque ?

C : « Cette initiative bénéficie de tout mon soutien puisqu’elle permet de mieux comprendre cette affection encore trop souvent méconnue et de mettre l’accent sur l’importance de se faire contrôler. Cet événement véhicule par ailleurs un message d’espoir pour chaque patient, à savoir qu’il est parfaitement possible de vivre heureux et normalement lorsqu’on est atteint de fibrillation auriculaire. »

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